Podcast et Gomme Balloune Home

Kingsman: The Secret Service – James Boum

Quatrième adaptation d’une oeuvre de Mark Millar (après Wanted et Kick-Ass 1 et 2) et deuxième collaboration entre cet auteur et le réalisateur Matthew Vaughn, Kingsman: The Secret Service commence par la mort d’un agent secret. Son collègue Galahad donne alors à son fils orphelin, Eggsy, une médaille et un numéro de téléphone à composer pour obtenir la faveur de son choix. Dix-sept ans plus tard, nous retrouvons Eggsy, qui, arrêté par la police, appelle le fameux numéro. Libéré par Galahad il est recruté par les Kingsman, une agence internationale et indépendante d’agents dont les compétences n’ont d’égal que la sophistication.

 

Après un entraînement d’une difficulté inouïe, Eggsy doit bien vite faire ses preuves en affrontant, Richmond Valentine, un multimilliardaire voulant tuer la majeure partie de l’humanité pour sauver la planète.

Par sa structure, Kingsman est un proche parent de Wanted : même jeune héros sans but, même découverte un groupe ultra-secret, même entraînement infernal, même objectif (sauver le monde, bien sûr). En outre, Michael Caine y reprend un rôle pratiquement identique à celui de Morgan Freeman, celui du dirigeant d’expérience et de confiance qui s’avère, au troisième acte, être un traître.

 

C’est dans le ton, bien plus léger, qu’il s’en distingue, ainsi que dans sa volonté de parodier le genre, parfois suranné, du film d’espion. Évidemment, les clins d’oeil à James Bond sont légion, de la lame cachée dans un soulier au repaire délirant de Valentine, en passant par la garde du corps avare de paroles mais sachant dispenser la mort avec une redoutable efficacité.

Taron Egerton, dans le rôle principal, est efficace, même s’il ne brille pas par son expressivité, et Colin Firth, bien que parfaitement à l’aise comme espion distingué typiquement british, manque d’originalité. C’est bien Samuel Jackson qui ressort du lot : son personnage d’antagoniste mégalomane, détestant la violence, habillé comme un éternel adolescent et affligé d’un énorme cheveu sur la langue, est totalement délirant. Par contre, carton rouge pour les personnages féminins, qui se comptent sur les doigts d’une main et subissent l’action bien plus qu’ils n’y participent.

Malgré sa dominante humoristique, Kingsman nous offre aussi à plusieurs scènes d’une grande violence, signe distinctif des scénarios de Mark Millar. Les nez éclatent, les membres tranchés virevoltent et les hommes de main se font trucider par dizaines. La réalisation est efficace, même si les combats deviennent parfois un brin confus, la faute à une caméra un peu trop proche et mobile. À noter, toutefois, une scène renversante lors d’une bagarre générale, où la musique, la chorégraphie et l’utilisation de plans séquence se combinent parfaitement.

Kingsman est-il drôle? Oui. Est-il divertissant? Absolument. Est-il mémorable? Pas particulièrement, car malgré l’absence de gros défauts, rien ne lui permet de se démarquer. Néanmoins, vous passerez à coup sûr un bon moment.

3/5

–Géraud Le Carduner

 

3 mars 2015 Articles

One Response to “Kingsman: The Secret Service – James Boum”

  1. VBrossard dit :

    Article fort sympathique, une lecture agréable. Ce blog est vraiment pas mal, et les sujets présents plutôt bons dans l’ensemble, bravo ! Virginie Brossard LETUDIANT.FR

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

82 ÷ = 41