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The Wire

« The Wire », meilleure série télévisée de tous les temps ?

 
Je me vois dans l’obligation de répondre : OUI !
Jusqu’à preuve du contraire à tout le moins. Pour votre information, cette série télévisée de la chaîne HBO a été en onde de 2002 à 2008 et comprend 5 saisons pour un total de 60 épisodes d’une heure (entière sans publicité).
Donc depuis 2008, cette série trône au sommet des séries télévisées de mon palmarès personnel et n’a pas d’aspirant à sa succession. Même si j’adore « Game of Thrones » et « Justified ».
Si vous ne l’avez pas encore vue, je vous suggère fortement d’arrêter votre lecture immédiatement, de vous acheter les coffrets DVD ou Blu-ray et de les écouter… là, là. Sinon, vous allez manquer quelque chose. Je vous le dis… T’as compris Sébastien !!!
Rapidement pour vous mettre en contexte, c’est un « Cop Show » qui se déroule à Baltimore, une ville, encore aujourd’hui, dévastée par la pauvreté, la violence, la drogue, la criminalité et la corruption. Nous suivons une escouade spéciale de la police qui a été formée par les manigances d’un des héros de la série, un maudit bon enquêteur (et aussi un peu le roi des cons), j’ai nommé Jimmy McNulty. Il est joué par Dominic West. Le but de cette unité est évidemment de produire des résultats concrets et surtout rapidement afin de mettre en déroute un cartel de la drogue mené par Avon Barksdale, interprété par Wood Harris. Leurs outils pour y parvenir (s’ils y parviennent) est de les mettre sur écoute… D’où le titre de la série : « The Wire ».
Je n’irai pas plus loin dans la description de l’histoire, car nous en reparlerons dans un podcast ultérieurement.

Petit avertissement : c’est une série pour adulte sérieux seulement. C’est dur, il y a du sexe, de la violence, de la drogue et des gros mots… Beaucoup, beaucoup de gros mots (2 par phrase en moyenne, si ce n’est pas 3). Vous m’en reparlerez après avoir vu la scène ou Bulk et McNulty résolvent un crime en ne disant absolument rien d’autre que « F___ » et « M_____ F_____ ».
Vous êtes avertis.
 
Maintenant, laissez-moi vous présenter ce qui fait la magie de cette série. Il s’agit du Réalisme (avec un grand R) de tout ce qui est montré. On vit littéralement Baltimore, sa pauvreté, l’enfer des gangs de rue, de la drogue, de la prostitution, les institutions qui ne peuvent (ou ne veulent) absolument rien faire pour aider la population, les politiciens qui ne pensent qu’à leur carrière et à monter dans la hiérarchie et ceux qui tentent, du mieux qu’ils le peuvent, de faire leur boulot. C’est tellement réaliste et profond que ça en est troublant.
Imaginez maintenant que vous mettez tout ce génie de réalisation en background et ajoutez par-dessus une histoire captivante où l’on suit autant les policiers que les bandits. Et je n’associe pas ici policier = gentil et bandit = méchant, car ce sont tous du vrai monde avec des joies, des malheurs, des peurs et des défis. Il y a des trous du cul des deux côtés et des gens au grand cœur aussi. La série présente vraiment le portrait de la société pauvre américaine, ses mauvais côtés… Et aussi ses bons. C’est une série à caractère social qui a un message à passer à l’auditoire afin que leur pensée évolue… C’est leur clé du succès.
 
Chaque saison de « The Wire » aborde un aspect particulier, un thème, associé à la vie et à l’institution du crime à Baltimore :
·         Saison 1 : Marché de la drogue;
·         Saison 2 : Le trafic illégal portuaire;
·         Saison 3 : L’institution municipale et sa bureaucratie;
·         Saison 4 : Le système scolaire;
·         Saison 5 : L’institution journalistique.
Je vous laisse le plaisir de les découvrir et nous vous en reparlerons bientôt.
Maintenant, laissez-moi aborder les créateurs de cette série et leur participation active à faire de cette série la meilleure sur le marché. Les auteurs de cette série ont réalisé, à mon sens, un chef d’œuvre et voici pourquoi…
 
David Simon
Cette série a été créée par David Simon et Ed Burns. Leur succès dans le réalisme des propos abordés dans la série provient qu’ils sont originaires de Baltimore et qu’ils connaissent excessivement bien le milieu criminel de Baltimore. Ils l’ont vécu… pour de vrai.
En effet, David a été un journaliste affecté aux affaires criminelles pour « The Baltimore Sun » tandis qu’Ed Burns a été un enquêteur pour la section des homicides et des narcotiques pour la police de Baltimore. Dans le cadre de ses enquêtes, il a eu à mettre sur écoute les criminels qu’il poursuivait. De plus, Burns a été enseignant dans le milieu scolaire public. Tous les deux ont donc eu à vivre ou à être témoin des horreurs du crime sous toutes ses formes. Leur regard franc, objectif et réaliste de ces situations, ils l’ont transmis avec succès à leur auditoire.
Mettez tous ces éléments ensemble et vous vous retrouvez avec la meilleure série télévisée de tous les temps, point final.–Jean-François Laliberté
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21 février 2013 Articles Read more

TOP 5 : Personnages féminins en bandes dessinées

TOP 5 : Personnages féminins en bandes dessinées

Tout un défi m’a été lancé par Sébastien (que j’appelle affectueusement au quotidien « Sebby ») : vous présenter mon TOP 5 des personnages féminin en bandes dessinées.Ce défi en est un de taille, car ce ne me serait pas venu aussi facilement que si le sujet avait porté sur des personnages masculins. En plus, il y en a en tabarouette des personnages féminins impressionnants en bande dessinée…Après de longues réflexions, j’ai réussi à arrêter mon choix sur cinq d’entre-elles. Les  voici :

 Numéro 5 : Caitlin Faichild

 

Hrem… Hrem… Je dois vous avouez que j’ai placé ce personnage de la série Gen13 pour une seule et bonne raison : une image vaut mille mots comme on dit !

Hey oui, c’est une MÉGA PITOUNE ! Dessinée par Jim Lee et J. Scott Campbell, elle n’avait d’autres choix que d’être super attirante. Mais je dois vous avouer avoir menti lorsque j’ai mentionné que j’avais choisi Caitlin Fairchild de Gen13 uniquement pour son look.

Laissez-moi mettre mon propos en contexte.

Je suis entré dans l’univers de la bande dessinée en tout début de l’adolescence vers 12 ans (j’en reparlerai un peu plus loin). J’étais un « nerd » avec des amis, mais à 1 million de kilomètres d’avoir une blonde. Les années 90 étaient très dures à cette époque pour les gens comme moi, même si je n’ai JAMAIS porté de coton ouaté de loup. Vous n’aurez qu’à écouter des vieux épisodes de WATATOW pour vous remettre en contexte.

Mon intérêt pour ce personnage repose, à part sa grande beauté physique, sur ses ressemblances avec ma vie à cette époque, ou plutôt avec le genre de fille a qui j’aurais pu ouvrir mon cœur. En effet, en plus d’être brillante à l’école, Caitlin est une fille douce et compréhensive… Une « Sweetheart », une Betty à son Archie. Quoi rêver de mieux !

Numéro 4 : Kriss de Valnor

 

Les fins connaisseurs de bandes dessinées américaines me demanderont sûrement : WHO ?!?

Alors que les amateurs de BD européennes acquiesceront de la tête en s’écriant : Quel bon choix !

Pour connaître Kriss de Valnor, il faut avoir lu la bande dessinée Thorgal créée et scénarisée par Jean Van Hamme et dessinée par Grzegorz Rosinski. Cette BD publiée par Le Lombard roule sa bosse depuis 1977 et 33 albums ont été publiés jusqu’à ce jour. Le personnage de Kriss a même obtenu, en 2010, sa propre série dérivée éponyme.

En résumé, ces bandes dessinées nous font suivre l’histoire de Thorgal Aegirsson et de sa famille à l’époque des Vikings.

Pour en revenir à Kriss de Valnor, elle entre en scène dans le volume 9 : Les Archers. Elle participe à une compétition de tir à l’arc que Thorgal, qui est un as de l’arc, doit remporter afin d’amener des « bidous » à la maison. Il devra, pour gagner affronter la terrible Kriss de Valnor.

Kriss est une femme fatale : belle, sexy, caractérielle, brillante, manipulatrice et habile. C’est une vraie tigresse. Une Veronica « viking » et le pauvre Thorgal « Archie » tombe dans ses griffes. Parfois amie, souvent ennemie, elle finira par tomber amoureuse du héros, qui lui, n’en a que pour sa belle Aaricia.

Destin tragique que le sien…

C’est tout un personnage. On apprend à aimer l’haïr comme on dit. J’apprécie particulièrement la dynamique de la relation Kriss-Thorgal. Relation qui est vouée à l’échec. De plus, il faut compter sur sa fougue inépuisable, car elle est prête à tout pour réaliser ses objectifs paradoxaux : survivre, se sacrifier, nuire et sauver Thorgal.

Le récit de Thorgal et de Kriss de Valnor est extrêmement riche en contenu historique, mythologique et extra-terrestre. Oui, oui… Extra-terrestre ! À-vous d’en découvrir plus ou de demander à Podcast et Gomme Balloune d’approfondir le sujet pour vous !

Numéro 3 : Rogue

 

Le personnage Rogue de la série X-Men est mon numéro 3, et ce, pour une raison toute particulière : c’est le personnage qui m’a fait entrer dans le monde du « Comic Book » américain.

J’ai appris à connaître et à apprécier le personnage de Rogue dans la série télévisée X-Men : The Animated Series des années 90. J’ai écouté toutes les émissions et j’avais trois personnages préférés : Wolverine, Gambit et Rogue. Comme notre ami Sébastien (à l’époque nous ne nous connaissions pas), j’allais louer des films sur VHS et des jeux de Nintendo avec ma mère dans un Superclub Vidéotron à Longueuil. À un moment bien précis, j’ai décidé de briser mon petit cochon pour m’acheter ma première bande dessinée : Rogue numéro 1.

WOW Un numéro 1 ! Je pouvais commencer une histoire du début et non au 769e numéro comme avec Captain America… Et en plus, Rogue était un de mes personnages favori à l’époque. J’ai sauté sur l’occasion et j’ai ainsi découvert le merveilleux monde de la BD américaine et des X-Men.

La Rogue dont je veux parler ici, est bien celle avec son habit jaune et vert, à la tignasse brune et à la mèche blanche. Celle qui a joint les X-Men récemment et qui a volé les pouvoirs de Miss Marvel. Car le seul pouvoir de Rogue est terrible, surtout qu’elle ne le contrôle pas. Ce pouvoir mutant est d’absorber la substance des êtres (mémoire, pouvoirs, source de vie, la totale quoi !) qu’elle touche avec sa peau.

Quelle dynamique intéressante… Quel personnage tragique ! Elle s’est développée une personnalité fière, frondeuse et sûre d’elle-même pour palier à sa grande faiblesse : sa solitude existentielle et totale. Comment pourrait-elle avoir un contact avec quiconque, si elle peut les tuer avec un seul toucher ? Là est la magie et la profondeur du personnage.

Sa relation avec Gambit est d’autant plus intéressante que les deux personnages s’aiment passionnément, mais ne peuvent se le démontrer de façon physique par le toucher. Ils ne peuvent même pas s’embrasser… Ils l’ont essayé et ça ne s’est pas très bien terminé. Nous tombons donc dans le registre des histoires d’amour romantique du Moyen-âge, celles chantées par des ménestrels et des troubadours. Ces histoires tragiques, comme celle de Rogue et Gambit était composée, à l’époque, de grande dame de la noblesse qui ne peuvent consommer leur amour passionnel avec un preux chevalier, sans détruire le royaume de son mari le roi. Ils s’abstiennent, sont obligés de se séparer, car il n’y a pas d’espoir… et souvent les tourtereaux meurent d’amour ou de chagrin.

Numéro 2 : Katina Choovanski (Katchoo)

 
Un des deux personnages principaux d’une œuvre d’art (à mon sens) de la bande dessinée américaine : Strangers in Paradise, Katchoo est l’exemple parfait d’un personnage riche, profond et qui possède plusieurs dimensions intéressantes à explorer et à découvrir.Sébastien et Sacha en ont largement parlé dans le podcast numéro 35, mais pour vous mettre Katina Choovanski en contexte… Strangers in Paradise est une bande dessinée écrite et dessinée par Terry Moore de 106 fascicules et l’histoire s’est terminée en 2007. Ce récit a été édité et produit, plus souvent qu’autrement, à compte d’auteur.Cette BD est très sérieuse et humaine. Elle s’adresse à des lecteurs avertis qui sont à la recherche de récit dramatique. Vous ne rencontrerez pas de super-héros, mais plutôt des relations conflictuelles entre des personnages bien normaux. Par exemple: les relations hommes-femmes, les relations amoureuses et l’expression du soi par l’art.Pour bien comprendre les motivations de Katchoo, il faut connaître les relations amicales et amoureuses entre les trois personnages principaux de la bande dessinée. Tout d’abord, il y a Francine qui est la meilleure amie de Katchoo. Ensuite, il y a Katchoo qui est en amour avec Francine. Finalement il y a un jeune homme David Quin qui s’éprend de Katchoo la troublée. Un triangle qui commence à devenir pas mal compliqué… Mais juste assez pour nous garder en haleine durant 106 fascicules.Ce que j’apprécie particulièrement de Katchoo est sa fougue et sa difficulté à entrer en relation avec son entourage. On le comprend très bien plus le récit avance et que nous découvrons son passé trouble.  Francine et David (et nous les lecteurs par leur entremise) sont les seuls à être vraiment parvenu à découvrir la réelle Katchoo. Le seul moyen qu’elle a trouvé pour exprimer les conflits qui l’habitent est la peinture. Elle est très talentueuse.Katchoo est un personnage complexe et le récit raconté par Terry Moore est tellement bien ficelé, que nous voulons toujours en apprendre plus sur elle, ses émotions et ses motivations.

Pour vous résumer la forte impression que m’a faite ce personnage, j’aimerais vous parler de ma chatte espagnole qui s’appelle… Katchoo. Tout comme son homonyme, elle est super énergique, passionnée et caractérielle. Gare à vous si elle ne vous connaît pas et que vous osez l’approcher, vous allez littéralement saigner. Il faut savoir que ma Katchoo, tout comme celle de Moore est aussi capable d’une grande tendresse et d’amour…

Numéro 1 : Mina Murray

 

Pour les amateurs de Podcast et Gomme Balloune, ce ne sera pas une grande surprise lorsque je vous annonce que mon « TOP » personnage féminin en bande dessinée n’est nul autre que Miss Mina Murray de la BD The League of Extraordinary Gentlemen publié par America’s Best Comics.

Encore ici, Miss Murray est un personnage complexe au passé trouble. À la fois victime et survivante des pires horreurs imaginables aux mains de l’être démoniaque qu’est le Comte Dracula. Elle est choisie, d’entre toutes les femmes et hommes (de la littérature du 19e siècle) pour diriger la Ligue des Gentlemen extraordinaire. Ce groupe de héros et de monstres est constitué d’icônes de la littérature et de personnages de surhommes comme le Dr Jekyll / Mister Hyde, le Capitaine Nemo, l’Homme invisible et Alan Quatermain. Et elle y réussit avec brio ! Elle réussit même à contrôler l’infâme Edward Hyde. Ça prend toute une force de caractère pour réussir un tel exploit.

Ce personnage est particulièrement intéressant, car les femmes à cette époque ne se retrouvait pas habituellement dans le feu de l’action et à des postes de pouvoir comme l’a été Mina Murray. Le récit se déroule alors que l’on passe du 19e au 20e siècle et je trouve que Miss Murray est présentée par Alan Moore comme la Mère (avec un grand « M ») de la femme moderne. Une des rares femmes divorcées de l’époque, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds par personne. Elle a ses opinions et elle y tient. Sa force de caractère est légendaire et vitale à sa survie en compagnie d’être aussi rustres et brutaux que ses compagnons… sans parler de ses adversaires.

J’ai beaucoup apprécié son attitude de femme forte qui cachait bien souvent sa vulnérabilité. Comme à l’instant, à la fin du premier volume, où les héros croient qu’ils vont mourir en tombant du ciel, elle saute dans les bras de Quatermain en criant de détresse. La seule fois, en passant, où nous la voyons perdre le contrôle de la situation.

La relation avec Alan Quatermain est aussi très intéressante. En effet, Alan Quatermain est un des héros d’enfance de Mina Murray et au début de leur relation les deux ne s’entendent pas du tout. Le rêve de Miss Murray sur son héros est rapidement brisé par l’opium que consomme ce dernier. Ils s’entendent comme chien et chat, mais leur relation évoluera en quelque chose de beaucoup plus fort.

Et voilà, cela conclut mon TOP 5 des personnages féminins en bandes dessinées et aussi la première chronique de Jean-François dans sa bulle. J’espère que vous avez apprécié !

À la prochaine !

–Jean-François Laliberté

 

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8 janvier 2013 Articles  bande dessinée  DC  Film  Marvel Read more

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