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DISTRICT 9 – UN RÉCIT COMPLET !

Un film qui date de 2009. Je l’avais vu au cinéma uniquement et j’avais été frappé… Quel film incroyable ! 5 ans plus tard, ça faisait un bout que je tenais à le revoir et l’occasion s’est enfin présentée cette semaine. J’ai pu l’apprécier avec une nouvelle distance, étant donné que je connaissais déjà les éléments de suspense. Voici ce que j’en pense…

Il s’agit du premier long métrage de Neill Blomkamp, le réalisateur sud-africain. Il met en vedette Sharlto Copley… Notre prochain Christian Walker pour les amateurs de Powers.

Distirct 9 nous raconte l’histoire de Wickus van der Merwe, un employé un peu loser de la Multi-National United. Il est le chef d’une opération d’extradition d’une peuplade d’extra-terrestres qui a élu domicile dans le District 9, un bidonville où les conditions de vie sont terribles.

Cette peuplade insectoïde est apparue dans une immense station spatiale au-dessus de Johannesburg en 1982. Sans direction, ces extra-terrestres agissent comme des simples d’esprit, des bestioles sans hygiène et avec une attitude très barbare.

Naturellement, les humains veulent mettre la main sur leur technologie et surtout sur leurs armes super-puissantes. Malheureusement (ou heureusement) pour nous, ces armes ne sont utilisables qu’avec de l’ADN des bestioles, mais les terriens tentent par tous les moyens d’en percer le secret. Wickus va leur donner toute une opportunité lorsqu’en s’aspergeant d’un fluide extra-terrestre il se met à se transformer en l’un d’eux. Étant devenu l’homme le plus recherché de la planète, Wickus est pris pour se cacher dans le District 9. Il se liera d’amitié avec Christopher Johnson et son jeune fils, deux extra-terrestres plus allumés que les autres qui ont un plan pour leur peuple.

Selon moi, au plan de l’histoire, ce film est complet. Blomkamp a réussi un coup de maître. Il combine avec brio tous les éléments qui font une bonne histoire… Critique sociale avec la ségrégation d’un peuple d’un autre monde, étrangement similaire avec ce que l’Afrique du Sud connaît. Le parcours du héros qui passe d’instrument de la cruauté humaine, à lâche ultime, à action hero qui se sacrifie pour la bonne cause. Le tout avec du suspense et de l’action enlevante qui nous gardent en haleine tout le long du film. En plus de tout ça, le réalisateur campe son film dans un univers de science-fiction très bien pensé et profond. Tout ça dans le même film, je vous le rappelle !

C’est un récit complet et dur à battre dans son exécution…

Ok. Les effets spéciaux maintenant. Ouch ! Le gars a une imagination incroyable et une équipe qui a permis de transférer ce génie avec un réalisme troublant. La race d’extra-terrestre est autant originale que plausible. Ils ont leur propre langage assez différent du nôtre et, fait intéressant, les deux peuples arrivent à communiquer. Comme quoi tous les êtres vivants sont semblables. Presque tout le film se déroule à l’extérieur… Pas de green screen là c’est certain et nous y croyons… WOW !

Sans compter sur le déploiement de la technologie extra-terrestre en commençant par l’immense station spatiale inhabitée qui flotte au-dessus de la ville, en passant par les armes qui désintègrent leurs cibles. Il y a des humains qui juttent dans ce film là, vous êtes avertis ! Ils ont même un robot, un genre de Mechwarrior vraiment badass. La première fois que tu le vois, t’as juste hâte que Wickus en prenne possession ! Quelle scène d’action…

La présentation des humains est assez intéressante. Beaucoup de mauvais, mais avec des miettes de biens ici et là afin de garder un certain espoir en la race humaine. Reste que les humains sont représentés la plupart du temps comme des être méchants, racistes, égoïstes, cruels et irrespectueux de la différence. La peur de l’autre à l’état pur. On veut qu’ils perdent et que les extra-terrestres gagnent… C’est bien pour dire.

Mon dernier point traite de la présentation du récit par Blomkamp. Il nous transporte dans son histoire à travers un reportage sur les extra-terrestres. Nous sommes donc les spectateurs d’un documentaire sur la bêtise humaine et l’on suit celui qui en représente l’essence même… Wickus van der Merwe. L’humain est capable du pire comme du mieux et le sujet de ce documentaire nous le présente très bien à travers les péripéties d’un humain pathétique, mais pourtant bien commun.

Après ce film, imaginez-vous en tant qu’être d’un autre monde et que vous ayez capter ces images des terriens et de leur haine de l’autre. Quel serait le sort que vous leur réserveriez ?

Christopher Johnson est parti retrouver les siens avec son fils… Bien hâte de voir ce qui va nous arriver quand il reviendra !

 

5/5

— Jean-François Laliberté

2 décembre 2014 Articles Read more

JOHN WICK – UN BALLET DE FUSILS ET DE BALLES

 

Ok. Je l’avoue. J’ai vraiment aimé le film John Wick de David Leitch et Chad Stahelski. C’est un long métrage d’action qui met en vedette Keanu Reeves.

C’est mon plaisir coupable de 2014.

Voilà c’est dit.

En fait, je n’aurais jamais été le voir sans une intervention d’un de mes bons amis. La bande annonce me l’avait présenté comme un film remâché semblable à tant d’autres… un nième Taken. Ne vous méprenez pas, j’ai super apprécié Taken (le premier) avec Liam Neeson pour son action enlevante, son rythme et ses scènes de combat hyper efficaces. Mais après le succès retentissant de ce film, une multitude d’acteurs vieillissants se sont donnés le mot pour surfer sur la vague de l’ancien dur à cuire qui est prêt à tout pour redonner un peu de justice à ce monde corrompu. Une société où l’autorité en place n’a plus aucun vrai pouvoir, sauf servir les criminels qui savent utiliser le système à leur avantage au détriment de l’honnête citoyen.

Ok. Le scénario de John Wick s’apparente pas mal à ce que je viens de décrire… Je le confesse. Mais il y a un petit mordant qui m’a accroché, c’est un bon film de vengeance. Si tu n’as pas de code d’honneur, sois assuré que tu périras sous le feu des pistolets de John Wick.

Ce qui m’a poussé à donner une chance à ce film est que les deux réalisateurs, qui sont des cascadeurs et Stahelski a été la doublure de Keanu Reeves dans la matrice (entres-autres), ont mentionné dans une entrevue quelque chose qui s’apparente à :
» Les cascadeurs et les acteurs sont des maîtres des arts martiaux et ils font des maudites belles chorégraphies et nous, on veut les montrer. Donc pour les combats, on oublie les caméras à l’épaule qui shakent et qui montrent des plans trop rapprochés. Vous allez pouvoir apprécier leur travail. «

Oh. J’étais « hooked ». Je suis retourné voir la bande annonce avec un regard nouveau sur l’action. J’étais convaincu que j’allais aimé ce film.

Je n’ai pas été déçu… Enfin un « Gun fu movie » comme j’en avais tellement hâte.

Un ballet de fusils et de balles…

WOW. Les chorégraphies de combat sont malades !!! Sont exagérées ok, mais elles sont géniales ! Je l’ai vu en IMAX en plus. J’en « shakais » tellement j’aimais ça ! Faut voir la scène ou Wick prend d’assaut un club qui appartient à la mafia russe… à lui tout seul. Il y en a du « goon générique » là-dedans mes amis… Tout le monde à peur de lui à travers le film et avec raison !

C’est un film de gars assumé. Pas de personnages féminins très forts là, à part sa défunte femme qui sert de catalyseur au récit… La seule autre femme que l’on voit en action est méchante en plus. Aucune évolution de personnage non plus. L’histoire est vraiment des plus simplistes. Et ça marche… Pour moi en tout cas.

Maintenant, parlons des acteurs… Il y a beaucoup de gens qui n’aiment pas tellement Keanu Reeves. Ils disent que c’est un acteur qui n’a qu’une émotion. Peut-être… Je ne suis pas un de ses détracteurs et je dois avouer qu’il choisit très bien ses films… The Matrix, Dracula, Constantine, Little Buddha. Des films qui sont dans ma liste de classique à revoir périodiquement.

Je donne à John Wick la note de 4.5/5. Je veux le revoir c’est certain ! Le barbare, le duelliste et le p’tit gars en moi ont vu leurs attentes largement dépassées. Et c’est ce qui en fait un bon film !

 

— Jean-François Laliberté

27 novembre 2014 Articles Read more

Big Hero 6: Un succès?

Le hasard faisant parfois bien les choses, j’ai vu Big Hero 6 juste avant que les Gomme-Balloonies en chef en parlent. Ceux-ci m’ont donc demandé d’en faire une critique.

Nous suivons ici l’histoire de Hiro, jeune prodige. Sur les conseils de son frère aîné, Tadashi, Hiro tente d’obtenir une place au département de robotique de l’université, ce qu’il réussit avec brio. La fête est vite gâchée, toutefois, par un incendie qui cause la mort de son frère et du professeur Calaghan, sommité de la robotique.

Hiro, avec l’aide de Baymax, un robot-infirmier créé par Tadashi, découvre vite que l’accident est suspect et se lance à la poursuite d’un mystérieux supervilain. Pour le combattre, il formera une équipe de superhéros.

 

J’ai eu beau me répéter que dans un film destiné à un jeune public, il ne fallait pas forcément attendre des merveilles, Big Hero 6 m’a laissé sur ma faim.

Premièrement, parce que les motivations profondes des personnages sont génériques au possible, et toutes identiques : les deux frères souffrent de la disparition de leurs parents, Hiro souffre de la disparition de son frère et du professeur, et ce dernier souffre de la disparition de sa fille. Ouf! Dans la catégorie « copié-collé », on fait difficilement pire.

Deuxièmement, les personnages sont très clichés. La tante qui élève ses neveux orphelins, le gros Noir peureux, le jeune hippie aux parents richissimes, l’Asiatique avare de paroles… Du réchauffé, purement et simplement.

Troisièmement, les studios d’animation de Disney font en fin de course la même erreur que Dreamworks avec How to Train Your Dragon 2. Un scénario simple, voire simpliste, ça passe. Mais une histoire qui ne se conclut que grâce à un énorme plot hole, ça casse.

D’ailleurs, l’excuse du scénario pour enfants a ses limites, surtout après que Pixar et Dreamworks aient démontré qu’on peut tout aussi bien divertir et émouvoir toute la famille avec un scénario intelligent et solide (Shrek, Toy Story, Monster Inc., etc.).

 

Côté style, le tableau est plus reluisant. Techniquement, c’est presque impeccable, avec une image très propre, colorée et une action toujours lisible. Sans conteste, Big Hero 6 en met plein la vue. Le choix de fusionner Tokyo et San Francisco donne lui aussi des résultats intéressants.

Ce qui déçoit un peu, en revanche, c’est la réutilisation du style Pixar des 20 dernières années, qui commence à s’essouffler. Quand on sait que Big Hero 6 est précédé d’un court métrage au style somptueux, qui fait la part belle au cel shading, ce manque d’originalité est encore plus flagrant.

Au final, Big Hero 6 n’est pas vraiment mauvais. Le tout est divertissant, et Baymax, au design très réussi et aux scènes touchantes, sauve ce qui peut l’être. Mais le film manque d’audace et souffre d’une grande paresse dans l’écriture.

 

2,5/5

 

–Géraud Le Carduner

24 novembre 2014 Articles Read more

FABLES… SIMPLEMENT ÉPIQUE !

FABLES… SIMPLEMENT ÉPIQUE !

 

Connaissez-vous FABLES de Bill Willingham publié depuis 2002 par Vertigo Comics ?

Depuis 13 ans déjà et à travers plus de 145 numéros, il nous raconte les aventures des personnages des fables et des histoires qui ont meublées notre enfance : le grand méchant loup, Cendrillon, Blanche-Neige, le Prince charmant, le Prince Grenouille, Pinnochio, la Belle, la Bête et tellement d’autres…

La « twist » : l’ensemble des mondes enchantés des fables d’Europe sont tombés sous le contrôle de l’Adversaire et de ses armées… Et la poignée de fables survivantes qui ne voulaient pas se soumettre ont dû fuir leur monde pour s’établir dans le nôtre, dans un petit quartier de New York: Fabletown. Nous les « mundies » ne savons absolument rien de leur existence même s’ils vivent parmi nous depuis plusieurs centaines d’années.

C’est vraiment une excellente série de bande dessinée. Je suis présentement rendu à la moitié de la série, le 10e recueil, et ça s’améliore d’histoire en histoire. C’est différent, c’est drôle, il y a de l’action, c’est dramatique et tous les personnages sont attachants. Sans oublier que c’est ÉPIQUE !

Vous êtes avertis, on en développe le goût plus on en lit. Si vous commencez, vous devez lui donnez un petit peu de temps pour vous séduire… Peut-être deux ou trois recueils… Il y a tellement de personnages et de variétés de récits. Il faut leur laissez le temps de les développer. Vous ne serez pas déçu. Pour preuve, l’équipe à travers les années a remporté pas loin de 22 Eisner Awards dans une pléthore de catégories.

Le format des récits est aussi très intéressant et peu commun. En effet il y a tellement de personnages majeurs que l’auteur, avec des dessinateurs différents, jongle entre les histoires et les styles visuels. Il y a le récit principal et il est entouré, dans pratiquement chaque numéro, d’histoires secondaires qui nous font découvrir d’autres fables dans leur milieu et dans leur quotidien. Et on ne sait jamais quand un personnage de deuxième ou de troisième plan se retrouvera au coeur de l’histoire. Parlez-en au Prince Grenouille, le concierge de Fabletown, qui devient l’épine principale dans le pied de l’Adversaire.

Plusieurs artistes ont contribué aux histoires de FABLES : le collaborateur habituel de Willingham est Mark Buckingham, mais on retrouve aussi plusieurs autres dont Mike Allred le créateur de Madman. Les pages couvertures de James Jean sont simplement hallucinates. Il a d’ailleurs remporté 6 prix Eisner pour celles-ci.

Il faut savoir que cette série arrive bientôt à sa fin. Si mes informations sont exactes, le numéro 150 serait le dernier. Est-ce une bonne chose ou une mauvaise chose ? Le futur nous le dira, mais je compte bien vous en reparler une fois que j’aurai terminé le tout.

Ma note : 4.5/5.

Je la recommande à tous !

Bonne lecture !

— Jean-François Laliberté

12 novembre 2014 Articles Read more

Po et Clark

Okay!
Préparez-vous, car je vais pousser la note un peu loin. On parle souvent de l’influence de Superman dans la bande dessinée et même dans la culture populaire en général. Eh bien je viens de visionner à nouveau les films Kung-Fu Panda et sa suite (qui soit dit en passant est excellente) et je n’arrive pas à m’enlever l’histoire d’un certain kryptonien après avoir vu les films.

clark

L’identité secrète : Clark Kent est un reporter pour le Daily Planet et le héros de Métropolis (et du monde entier, avouons-le) Superman. Po est un marchand de nouilles mais, aussi, le Guerrier Dragon!
– Mais Sébastien!!! Tout le monde sait que Po est le Guerrier Dragon, c’est pas vraiment une identité secrète!
Et pourtant, chaque fois qu’un guerrier approche Po, il ne le prend pas au
sérieux. Comment un gros panda mou pourrait-il être le Guerrier Dragon? Comment Clark, la mauviette, pourrait-il être Superman? De plus, Po doit apprendre à concilier ses deux identités. Celle du fils d’un restaurateur local et celle du héros de la Chine! Il est capable de faire le bouffon un instant et d’être un héros par la suite.

poa

L’origine :
Je crois que c’est là que j’ai le plus tracé de parallèle entre les deux
personnages. Dans Kung-Fu Panda 2 on apprend que la mère de Po a été forcée de le mettre dans un panier de radis d’un marchand afin de sauver Po de l’extermination de leur peuple pour ensuite être recueilli par un père adoptif qui lui apprendra les bonnes valeurs. Il grandira en étant aimé et il deviendra une personne (animal!) qui veut faire le bien autour de lui. Son destin est de devenir le héros de la Chine. Bon… Est-ce que j’ai vraiment besoin de faire les comparatifs?
Panier de radis – Vaisseau Spatial
Extermination de son peuple – Destruction de Krypton
Père adoptif – Jonathan et Martha Kent
Héros de la Chine – Superman

kriptonoite
Et mentionnons que la kryptonite de Po sont ses insécurités dans la vie. Ses pouvoirs? Vous n’avez qu’à écouter la fin de Kung-Fu Panda 2 pour les voir. Je suis sûr qu’il y a plein de trucs que je n’ai pas relevé. Et ce que je trouve le plus intéressant là-dedans c’est que cela aurait été une structure parfaite pour Man of Steel. Établir le héros pendant le premier film et compléter le tout avec ses origines durant la suite. Kung-Fu Panda prends le temps d’établir tout ça sur deux films et, selon moi, ça marche bien.

 

— Sébastien Leblanc

25 septembre 2013 Articles Read more

Nouvelle cuvée d’animation.

Les nouveaux dessins animés inspirés des héros de DC et Marvel ont déjà commencé à faire surface pour la nouvelle saison télévisuelle. Une grande deception, pour ma part, du côté des 2 grandes compagnies avec une nouvelle adaptation de Batman et des Avengers.

 

Beware the Batman:

 

Je crois que la série de Bruce Timm dans les années 90 sera à jamais le standard auquel je compare les series d’animation et tout particulièrement les series concernant la fameuse chauve-souris. “The Batman” avait, selon moi, fait quand même bonne figure de 2004 à 2008 sans être exceptionel.  “Batman: The Brave and the Bold” nous offrait un Batman humoristique avec des personnages colorés. Que nous emmène Beware the Batman?

 

1- Un Alfred qui fait figure de garde du corps plutôt que de majordome ce qui le rend un peu moins sympatique.

 

2- Une esthétique un peu trop plastique et futuristique à mon goût.

 

3- Un Batman en début de carrière… Euh non, les villains le connaissent bien, donc un Batman bien établi… Mais qui parle beaucoup trop et se laisse distraire par un gros bleu sur l’épaule. Donc un nouveau Batman établi mais qui n’est pas au sommet de sa gloire!

 

En gros ça s’écoute comme une scène de jeux vidéos. Celles qui sont longues avant que le jeux ne reprennent!

 

Avengers Assemble:

Contrairement à mon co-animateur, Sacha, je n’étais pas un fan de la série “Avengers: Earth’s Mightiest Heroes”. Mais force m’est de constater qu’en comparaison Avengers Assemble semble être un effort pour rallier l’univers du film à l’univers animé. Pourtant j’étais sur l’impression que la série SHIELD était là pour ça.

 

Ce qui m’achale d’Avengers Assemble?

 

1- Trop Iron Man-centrique! Le personnage semble être devenu le manitou de l’univers de Marvel. On a compris. Tony Stark est un Dieu dans les films! Est-ce qu’on peut donner la place à d’autres?

 

2- Hulk mélangé. Hulk semble être en mode Hulk de façon permanente. Comme dans Earth’s Mightiest Heroes et Ultimate Spiderman. Pourtant, je voudrais du Bruce Banner! On mise fort sur les principes établis dans le film “The Avengers” et pourtant on met de côté tout le développement du personnage incarné par Mark Ruffalo.

 

3- Un peu comme Cyborg dans DC comics, Falcon vient soudainement s’attacher à l’équipe des Avengers. Mon problème n’est pas du tout avec l’insertion du personnage mais bien son histoire d’origine. Le personnage est une recrue de SHIELD dans un armure fabriqué par Iron Man. Vraiment??? Quelle profondeur!

 

Je vais aller me consoler en écoutant “Teen Titans Go!” (Pas aussi bien que la série originale, mais c’est adéquat) et attendre “Hulk and the agents of SMASH”

 

— Sébastien Leblanc

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(suite…)

17 juillet 2013 Articles Read more

L’animation CGI au petit écran

Ces temps-ci, les animations créées par des logiciels 3D sont assez en force au petit écran. En voici quelques exemples: (suite…)

15 juillet 2013 Animation  Articles Read more

« This is the end » : est-ce vraiment la fin de l’immaturité ?

Hey bien non !

Voilà six amis qui vont tenter de vous le prouver et surtout de vous faire rire :

James Franco : 35 ans

Jonah Hill : 30 ans

Craig Robinson : 42 ans

Seth Rogen : 31 ans

Jay Baruchel : 31 ans

Danny McBride : 37 ans

 

Tous des gars de ma génération. C’est peut-être la raison pourquoi leur humour décapant et immature, ainsi que leurs échanges très réalistes de pipi-caca-poil et de pénis me font autant rire. Définitivement le genre de « jokes » que l’on se compte entre gars le jeudi ou le vendredi soir à la brasserie. C’est cette image d’une gang de « buddies » qui doit affronter ensemble la fin du monde qui vient autant me chercher. Il n’y a rien comme le « bro-love ».

Si vous n’avez pas aimé les autres films de cette gang d’amis comme : « Your Highness », « Green Hornet », « Pinneaple Express » ou « Superbad » (ils ne sont pas tous bons j’en conviens, surtout Green Hornet… Ishhh…), n’allez SURTOUT PAS voir ce film. Vous allez détester. C’est tellement con… et tellement bon à la fois que c’en est dur à décrire. J’ai tellement ri par bout que j’en ai arrêté de respirer.

Cependant, même si les blagues et les situations cocasses ne ratent jamais leur cible, ça reste de l’humour de bas de gamme…

Encore une fois, vous voilà avertis !

L’histoire se passe à Los Angeles alors que Jay arrive de Montréal en avion pour passer du temps avec son ami Seth. Ils sont invités à la pendaison de crémaillère de James qui vient de se faire bâtir une maison-bunker selon ses propres plans. Pas trop chaud à l’idée de passer une soirée avec le cercle d’amis populaires de Seth, Jay l’accompagne tout de même.

C’est en allant au dépanneur que l’apocalypse débute : les élus sont aspirés au paradis et les autres sont damnés pour l’enfer sur terre. Naturellement, pratiquement personne d’Hollywood n’a l’âme assez pure pour aller au paradis et presque la totalité du showbiz hollywoodien meurt avant le nouveau jour. Ironique… non ?!?

Nous voilà donc en compagnie de nos six comparses enfermés dans une maison. Ils devront se débrouiller pour survivre… Ce sont des acteurs après tout. Trouveront-ils une solution pour survivre à cette fin du monde ?!? Et surtout : auront-ils la chance d’enfin réaliser le film que tout le monde attend depuis 2008 : Pinneaple Express 2 ?!?

La particularité du film est que chaque acteur et chaque actrice joue son propre rôle. En plus de nos six acolytes, nous retrouvons aussi : Michael Cera (hilarant en coké défoncé), Emma Watson, Rihanna, Paul Rudd, Channing Tatum, Jason Segel et beaucoup d’autres.

Ce qui est bien de ce film est que personne ne se prend au sérieux et que l’autodérision est la reine de la soirée. En effet, le film nous présente un « outsider », le montréalais Jay Baruchel, qui ne veut pas vraiment faire partie de la « gang » d’Hollywood. Et quelle gang : des drogués, des alcooliques, des êtres égocentriques et des têteux. Là où le paraître est ce qui est le plus important et l’authenticité plus rare que du caca de pape, il est normal que le gratin de la capitale du cinéma y passe.

La mission de l’équipe de scénarisation et de réalisation était claire : faut savoir rire de soi.

Et c’est très drôle !

Les leçons de ce film : l’amitié est plus forte que tout… et il y a de l’espoir même pour les cons égocentriques.

Si vous voulez voir un film avec vos tripes, allez-y, mais laissez votre cerveau à la maison. Ça ne sert à rien de l’emmener, il nuira à votre plaisir c’est certain !

 

http://www.youtube.com/watch?v=j463qtCRlxk

 

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8 juillet 2013 Articles Read more

Pour en finir avec le réfrigérateur

WIFMon co-animateur, Sacha, se paie souvent ma tête et c’est de bonne guerre. Malgré le fait que je l’ai expliqué sur le podcast (et à l’extérieur), le phénomène de la fille dans le réfrigérateur (woman in the fridge), a en fait été cerné par l’auteure de bande dessinée Gail Simone en 1999 lorsqu’elle a créé le site Women In Refrigerators. L’expression est tiré d’une histoire tragique publié dans la série Green Lantern. Notre héros, Kyle Rayner, arrive à la maison et découvre le corps de sa conjointe, Alexandra Dewitt, dans son réfrigérateur.

Le site fait la liste des héroïnes de bande dessinée ayant été tuées, blessées, violées, handicapées, torturées, etc. dans le but de faire avancer l’histoire d’un héros male.

La liste est dure car certains auteurs avaient des idées féministes en tête et espéraient faire sortir de ces situations les héroïnes plus forte qu’elle ne l’étaient auparavant. Mentionnons aussi que ce site ne parle que des femmes alors que cette liste pourrait facilement s’étendre aux personnages secondaires masculins.

Je vous invite aussi à consulter les réponses de certains auteurs défendant (et excusant) l’exécution de tels actes dans leurs histoires. Très intéressant!

— Sébastien Leblanc

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7 mai 2013 Articles  bande dessinée  DC Read more

Avec ou sans cape les super-héros ?

Avec ou sans cape les super-héros ?

superman super-héros superhero cape

Ouch… Très bonne question !

Beaucoup plus difficile à répondre que la dernière que je me suis posé sur la meilleure série télévisée de tous les temps.

Pour vous mettre en contexte, dans l’épisode 41 : Wolverine and the X-Men de Podcast et Gomme Balloune (un podcast francophone de bande dessinée et de culture populaire), Sacha et Sébastien ont eu un moment intime où ils ont parlé des capes associées aux costumes de superhéros en mentionnant leur top 5.

wolverine x-men mutant school

Tout ça m’a fait réfléchir à mon lien avec cet artefact du super-héros qu’est la cape. Voici ce que j’en pense…

knight king arthur table sword cape

ORIGINE
Selon moi, les super-héros ont des capes, car ils sont les chevaliers du 20e et 21e siècle, comme Arthur et sa gang autour de la table ronde à l’époque médiévale. L’on associe rapidement la cape de ces héros de légende qui vivent leur vie selon des valeurs très pures comme l’honneur, la loyauté, la justice, la quête divine, la protection de la veuve et des orphelins, le courage, etc.

Même les couleurs de ces capes rayonnent de ces valeurs : bleue, jaune, verte, rouge, blanche, etc..

Ça ressemble beaucoup aux valeurs véhiculées par les Superman, Batman et Dr Strange (c’est vrai que sa cape est cool les gars) de ce monde.

Je vous imagine vous arquer les sourcils de doute à la lecture de ces dernières phrases et me demander :

– Hey Jean-François, que fais-tu de Magneto, Doctor Doom, Mystério et les autres ? Ils ont des capes eux aussi et ne partagent pas trop les belles valeurs que tu viens de mentionner. C’est même pas mal l’inverse.
– Ouin… Ok. C’est vrai.

Mais je parlais de super-héros. Si vous voulez que l’on parle de super-vilains, l’histoire est toute autre. Dans la mythologie arthurienne ou même antérieure, l’on retrouve aussi le concept de cape associé à ces « méchants », aux antagonistes des héros des légendes…

Je parle ici des sorciers et sorcières maléfiques. Leurs objectifs, la quête de pouvoir, la vengeance et nuire aux preux chevaliers. Ça vous rappelle les motivations de certains vilains ? Et l’on ne parle même pas des couleurs de leur cape qui suintent le mal : noir, mauve, gris, rouge sang, etc.

Naturellement, nous avons ici les deux pôles de l‘axe des capes, avec bon et méchant à chacune des extrémités. Il existe une infinité de possibilités entre les deux. Nous n’avons qu’à penser à Batman, ce héros sombre, qui porte le noir pour faire peur à ses adversaires, mais qui est un exemple de justice et de courage.

cape zorro superhero

AUTRE SYMBOLIQUE DE LA CAPE

En plus de véhiculer l’esprit chevaleresque, que l’on pense à Lancelot, aux trois mousquetaires ou encore à Zorro, j’associe le port de la cape au pouvoir. Cette quête ou possession de pouvoir, je l’associe autant aux super-héros qu’aux super-vilains.

Si l’on recule dans le temps, l’on tombe à l’époque où les grecs et les romains ont pris le contrôle, chacun leur tour, de pratiquement tout le monde connu. Leur société était divisée en caste et l’on trouvait celle des militaires… Chez les romains : le légionnaire, le décurion, le centurion et les généraux. La culture populaire nous a transmis la vision du centurion avec sa belle cape rouge inspirant le respect et la discipline. La cape est associée ici au pouvoir hiérarchique et politique et donne une impression d’importance et d’autorité à son porteur.

Revenons aux costumes de nos héros. Pour ceux qui possèdent la cape, en tant que spectateur, l’on ressent le même effet que le légionnaire qui fait face à son général. La cape provoque chez nous le sentiment que ces êtres sont impressionnants, grandioses, qu’ils sont plus grands que nature, en haut de la hiérarchie du commun des mortels. En un seul mot : SUPERMAN.

Pour les vilains, la cape leur donne aussi un sentiment de puissance, mais on l’associe aux aspects plus négatifs et égoïstes. Les porteurs de ces capes inspirent plus la peur que le respect. Ils sont à la recherche d’un pouvoir et d’un contrôle malsain sur les autres. Leur objectif ultime : prendre de force la position la plus haute de la hiérarchie, être au « top of the food chain » peu importe les conséquences.

En plus de la cape, pour rendre cet aspect (de pouvoir hiérarchique) plus perceptible à l’auditoire plutôt jeune des années 1930 / 1940, les auteurs et dessinateurs de bandes dessinées ont représenté ce pouvoir inhérent dans le cas des héros et cette soif de pouvoir maladif chez les vilains en leur donnant… des supers pouvoirs : voler, projeter des lasers avec les yeux, posséder une force surhumaine, contrôler les pouvoirs du magnétisme, posséder une barre à clou magique ou des pistolets qui projette une colle hyper résistante… Et c’est avec ces pouvoirs inaccessibles au monde ordinaire que ces surhommes / femmes ont émerveillé et émerveillent encore notre imaginaire.

new 52 batman dark knight cape dc comic

RÉPONSE À LA QUESTION
Maintenant que j’ai statué sur l’origine des capes des super-héros, vous comprendrez qu’elles sont importantes, car elles sont porteuses d’une symbolique bien particulière. Elles représentent les valeurs par lesquelles vit leur porteur.

– Superman, cape rouge flamboyant = chevalier / centurion suprême.
– Batman, cape sombre = justicier obscur qui inspire la crainte.

En lisant tout ceci, vous vous direz que j’ai l’air pas mal pro cape. J’en conviens. Ce fut même ma réponse au sondage de Podcast et Gomme Balloune il y a quelques semaines.
Mais…

Ce que je crois sincèrement : c’est le personnage qui décide s’il porte la cape ou non.

Lorsqu’une équipe de créateur s’assoit pour créer un super-héros, ils écoutent le personnage qu’ils sont en train de créer et c’est ce dernier qui va justifier si la cape est nécessaire ou non. Tout dépend de sa personnalité, de la nature de ses pouvoirs, de ses valeurs, du type d’actions qu’il entreprend, etc.  La cape est un outil utilisé pour passer un message, une idéologie. S’il n’en a pas besoin ou si elle ne lui est pas utile, il ne doit absolument pas en avoir. Il faut l’avouer, comme dans le film d’animation The Incredibles de Pixar, une cape ce n’est pas toujours commode et ça peut souvent nuire aux opérations quotidiennes de leur porteur. Je vois très mal Wolverine, tuer des centaines de ninjas de « The Hand » avec une belle cape jaune et bleue… et vous ?

–Jean-François Laliberté

 

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15 mars 2013 Articles Read more

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