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Déboitage Comic Bento Février 2015

Un déboitage (ou unboxing) pour Comic Bento du mois de janvier 2015 avec un peu de musique et de danse.

Pour plus d’épisodes, articles et autres allez sur http://podcastetgommeballoune.com/

Lien Comic Bento: https://comicbento.refersion.com/c/5e9e

16 avril 2015 Video Read more

Kingsman: The Secret Service – James Boum

Quatrième adaptation d’une oeuvre de Mark Millar (après Wanted et Kick-Ass 1 et 2) et deuxième collaboration entre cet auteur et le réalisateur Matthew Vaughn, Kingsman: The Secret Service commence par la mort d’un agent secret. Son collègue Galahad donne alors à son fils orphelin, Eggsy, une médaille et un numéro de téléphone à composer pour obtenir la faveur de son choix. Dix-sept ans plus tard, nous retrouvons Eggsy, qui, arrêté par la police, appelle le fameux numéro. Libéré par Galahad il est recruté par les Kingsman, une agence internationale et indépendante d’agents dont les compétences n’ont d’égal que la sophistication.

 

Après un entraînement d’une difficulté inouïe, Eggsy doit bien vite faire ses preuves en affrontant, Richmond Valentine, un multimilliardaire voulant tuer la majeure partie de l’humanité pour sauver la planète.

Par sa structure, Kingsman est un proche parent de Wanted : même jeune héros sans but, même découverte un groupe ultra-secret, même entraînement infernal, même objectif (sauver le monde, bien sûr). En outre, Michael Caine y reprend un rôle pratiquement identique à celui de Morgan Freeman, celui du dirigeant d’expérience et de confiance qui s’avère, au troisième acte, être un traître.

 

C’est dans le ton, bien plus léger, qu’il s’en distingue, ainsi que dans sa volonté de parodier le genre, parfois suranné, du film d’espion. Évidemment, les clins d’oeil à James Bond sont légion, de la lame cachée dans un soulier au repaire délirant de Valentine, en passant par la garde du corps avare de paroles mais sachant dispenser la mort avec une redoutable efficacité.

Taron Egerton, dans le rôle principal, est efficace, même s’il ne brille pas par son expressivité, et Colin Firth, bien que parfaitement à l’aise comme espion distingué typiquement british, manque d’originalité. C’est bien Samuel Jackson qui ressort du lot : son personnage d’antagoniste mégalomane, détestant la violence, habillé comme un éternel adolescent et affligé d’un énorme cheveu sur la langue, est totalement délirant. Par contre, carton rouge pour les personnages féminins, qui se comptent sur les doigts d’une main et subissent l’action bien plus qu’ils n’y participent.

Malgré sa dominante humoristique, Kingsman nous offre aussi à plusieurs scènes d’une grande violence, signe distinctif des scénarios de Mark Millar. Les nez éclatent, les membres tranchés virevoltent et les hommes de main se font trucider par dizaines. La réalisation est efficace, même si les combats deviennent parfois un brin confus, la faute à une caméra un peu trop proche et mobile. À noter, toutefois, une scène renversante lors d’une bagarre générale, où la musique, la chorégraphie et l’utilisation de plans séquence se combinent parfaitement.

Kingsman est-il drôle? Oui. Est-il divertissant? Absolument. Est-il mémorable? Pas particulièrement, car malgré l’absence de gros défauts, rien ne lui permet de se démarquer. Néanmoins, vous passerez à coup sûr un bon moment.

3/5

–Géraud Le Carduner

 

3 mars 2015 Articles Read more

Déboitage Comic Bento Janvier 2015

 

Un déboitage (ou unboxing) pour Comic Bento du mois de janvier 2015 avec un peu de musique et de danse.

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6 février 2015 Nouvelles  Video Read more

Un mystère au cœur de l’Amérique

 Plutôt que de jouer dans le domaine de prédilection de Sacha, Sébastien, Jean-François et comparses, je vous emmène faire un tour du côté de la bande dessinée européenne, belge pour être plus précis.

Le sujet du jour? XIII, série de 19 numéros publiés sur 23 ans (de 1984 à 2007). Aux manettes, on retrouve le scénariste Jean Van Hamme, le dessinateur William Vance, et la coloriste Petra. Une exception au numéro 18, dessiné par feu Jean Giraud, alias Moebius (une de ses dernières créations), et coloriée par Claire Champeval.

le dessinateur William Vance
Depuis, trois opus supplémentaires ont été produits par d’autres équipes, et Van Hamme supervise une série s’intéressant aux origines des personnages, XIII Mystery. Mais puisque l’histoire principale prend fin au numéro 19, je ne tiendrais pas compte du reste.

Venons-en, à l’histoire. Un couple de retraités découvre un homme échoué et inconscient, avec une balle dans la tête, un tatouage romain et une clé cousue dans sa chemise. L’inconnu se rétablit, mais ne se souvient plus de rien, même pas de son nom. Peu après, en se défendant contre des tueurs à gages, il réalise qu’il a été entraîné à tuer. Voulant retrouver son passé, il découvre alors avec effroi qu’il est l’assassin du président des États-Unis, abattu trois mois plus tôt. Notre protagoniste comprend bien vite qu’il se trouve au cœur d’un complot qui le dépasse de très loin. Je n’entrerai pas dans les détails, car les rebondissements arrivent à un rythme soutenu pendant près de 900 pages (!). Malgré la relative faiblesse des épisodes 15, 16 et 17, et quelques passages où la complexité du scénario peut rebuter, la variété des situations, des lieux et des personnages est louable.

Les personnages secondaires sont légion, mais l’amnésique sera surtout aidé par le sergent Jones et le général Carrington, qui le sortiront bien souvent du pétrin, et par le Colonel Amos, agent d’un service secret chargé d’enquêter sur l’assassinat du président.

Ce qui frappe tout de suite à la lecture, c’est le soin apporté à la représentation des États-Unis. En effet, les Européens en ont souvent une image trop positive ou négative, sans en comprendre les mille nuances. Nuances qui sont ici bien présentes, car la série laisse autant la place à la froide et riche Washington qu’aux villages perdus du Midwest et des Rocheuses, autant au politicien véreux qu’au redneck graisseux. Excepté quelques ratés ça et là, Van Hamme compose des personnages aux motivations crédibles, qu’il fait évoluer dans des environnements justes et complexes.
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Ce réalisme est très bien servi par le dessin de Vance et les aplats de Petra. Au fil des pérégrinations des personnages, la palette de couleurs varie énormément (désert, jungle, montagnes enneigées, intérieurs, centre-ville décrépit…), mais un aspect reste constant : les cases fourmillent de détails (textures, objets, saleté…), tout comme les visages. En revanche, bien que fouillés, ceux-ci sont un peu rigides, et les personnages semblent souvent parler la bouche fermée.

Deux numéros sortent du rang : le 18, dont le style très différent sert un moment important de l’histoire, et le 13, un ouvrage d’enquête publié par un des personnages et qui se compose donc majoritairement de documents comme ceux qu’on retrouve chez Alan Moore.

Au final, les bons points effacent largement les petites faiblesses. Dessin léché et servant bien l’histoire, atmosphère et recherches d’une grande justesse et scénario qui se renouvelle constamment : XIII est une grande œuvre!

4,5/5

–Géraud Le Carduner

5 février 2015 Articles Read more

The Imitation Game : Trop facile à décrypter

The Imitation Game (2014)

 

Récemment, Le Devoir se penchait sur la recette du succès de Downton Abbey. Si vous avez vu ne serait-ce qu’une poignée d’épisodes, vous la connaissez : même si une recette est à ce point conventionnelle qu’elle en devient pratiquement mathématique (le nombre de personnages est à ce point fixé que chaque grossesse se conclut par la mort de l’enfant ou d’un parent!), il est facile de la camoufler avec de bons acteurs, des décors somptueux et une direction de qualité.

C’est le type de camouflage qui est employé ici, car dans le genre du film biographique, on fait difficilement plus convenu :

  • Le personnage principal est motivé par la mort d’un proche, ressort narratif usé jusqu’à la corde.
  • Autiste et pervers pour son époque (la Grande-Bretagne des années 40 n’étant pas tendre avec les homosexuels), Turing est ici transformé en génie pataud, maladroit, mais avec un coeur d’or. Bref, un personnage aussi plat qu’un Sheldon Cooper, car il ne faut surtout pas brusquer le public moyen.
  • Un « personnage féminin fort » affreusement conventionnel.
  • Des épiphanies si clichées qu’on les croirait sorties d’un épisode de House.
  • La satanée habitude hollywoodienne de résumer le propos en une phrase répétée à l’envi.
  • Un épilogue composé de (nombreux!) paragraphes de texte à l’écran.
  • Des effets spéciaux qui font vraiment tache.

Certes, les décors sont irréprochables, les acteurs font un travail plus qu’honnête, et Benedict Cumberbatch prouve une fois encore sa capacité hors du commun à incarner des génies. Toutefois, on a souvent l’impression que son Sherlock transparaît, problème récurrent avec plusieurs autres acteurs, qui reprennent des archétypes qu’ils jouent déjà très (trop?) souvent.

 

En fin de compte, même s’il est difficile d’accuser le film d’être ennuyeux ou bête, on peut certainement lui reprocher son absence totale d’originalité ou d’audace.

 

6/10

 

–Géraud Le Carduner

20 janvier 2015 Articles Read more

Revue de l’année 2014 de Géraud

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Top 5 du bon

5. Birdman
Un plan-séquence de deux heures sur l’art, le cinéma, le théâtre, la critique, la vieillesse, la rédemption, la parentalité, l’amour, les regrets… Un exercice de style aussi percutant que pertinent.

4. The Grand Budapest Hotel
Plus qu’un film, un bijou. Drôle, émouvant, fourmillant de détails et de personnages hauts en couleurs, cet oeuvre démontre à merveille le talent unique de Wes Anderson.

3. Jodorowsky’s Dune
Un documentaire fascinant sur un projet oublié de l’histoire du cinéma : l’adaptation de Dune par le cinéaste chilien Alejandro Jodorowsky. Même si le film n’a jamais vu le jour, l’équipe rassemblée a par la suite participé aux plus grands films de science-fiction des dernières décennies.

2. Dragon Age: Inquisition
Direction artistique à couper le souffle, scénario ambitieux et complexe, mécaniques de jeu intelligentes et contenu gigantesque. Comme d’habitude, Bioware a produit un des meilleurs RPG de sa génération.

 


1. The Raid 2: Berendal
Un films d’action tout simplement renversant, un des meilleurs jamais tournés. Un scénario passionnant qui donne la part belle à des tonnes de combats absolument hallucinants, filmés avec une maîtrise époustouflante.

Top 1 du mauvais


Transformers 4
Trop long, bourré de placements de produits, pas drôle, action mal filmée, bref, une publicité de 2 h 45.

 

–Géraud Le Carduner

6 janvier 2015 Articles Read more

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